West-Eastern Divan Orchestra

Depuis 1999, le West-Eastern Divan Orchestra occupe une place essentielle dans le monde musical international. Son origine vient de la création par Daniel Barenboim et feu le professeur de littérature palestinien Edward Said d’une académie destinée à de jeunes musiciens venus d’Israël, de Palestine et de plusieurs pays arabes afin de promouvoir la coexistence et le dialogue interculturels.

Productions de la saison


À propos


Le nom de l’orchestre fait référence au recueil de poèmes de Goethe Le Divan occidental-oriental, œuvre centrale dans le développement du concept de culture mondiale. Les premières saisons du West-Eastern Divan Orchestra l’ont mené à Weimar et à Chicago.

Le noyau de l’orchestre est constitué d’un nombre égal de musiciens israéliens et arabes, auquel s’ajoutent des musiciens venus de Turquie, d’Iran et d’Espagne. Ils se retrouvent chaque été pour une académie où les répétitions sont complétées par des conférences et des forums, prélude à une tournée internationale de concerts.

Le West-Eastern Divan Orchestra a prouvé à maintes reprises que la musique pouvait faire tomber des frontières considérées jusque-là comme infranchissables. La seule conviction politique qui sous-tend son travail est qu’il n’existe pas de solution militaire au conflit israélo-arabe et que les destinées des Israéliens et des Palestiniens sont inextricablement liées.

Par son existence et son travail, le West-Eastern Divan Orchestra démontre que des ponts peuvent être construits pour favoriser l’écoute mutuelle. Si la musique seule ne peut mettre fin au conflit israélo-arabe, elle donne néanmoins à chacun le droit et le devoir de s’exprimer pleinement tout en écoutant l’autre.

Construit sur des principes d’égalité, de coopération et de justice pour tous, l’orchestre représente un modèle alternatif à la situation actuelle au Moyen-Orient.

Le répertoire de l’ensemble s’étend des œuvres symphoniques aux programmes d’opéra et de musique de chambre. On a pu l’applaudir dans de prestigieuses salles d’Europe, des Amériques et d’Asie. Régulièrement invité dans les principaux festivals d’Europe, il n’oublie pas pour autant l’un de ses objectifs majeurs qui est de se produire dans les pays d’origine de ses membres. Des concerts donnés à Rabat, Doha, Abu Dhabi et le concert emblématique de Ramallah en 2005 constituent autant de jalons sur cette voie.

L’orchestre s’est produit à plusieurs reprises pour les Nations Unies, notamment en décembre 2006 en l’honneur du Secrétaire général Kofi Annan au siège new-yorkais et en octobre 2015 à l’Office des Nations Unies à Genève. En septembre 2007, le Secrétaire général Ban Ki-Moon nomme Daniel Barenboim messager de la paix des Nations Unies et, en février 2016, désigne le West-Eastern Divan Orchestra comme défenseur mondial des Nations Unies pour la compréhension culturelle. L’ensemble a fait paraître avec succès un grand nombre de CD et de DVD. L’année 2015 voit la création de la Barenboim-Said Akademie à Berlin, laquelle propose depuis l’automne 2016 un cursus de quatre ans en musique et humanités à des étudiants venus en majorité du Moyen-Orient.

L’académie a pris ses quartiers dans un ancien entrepôt de la Staatsoper, qui héberge également la Pierre Boulez Saal, conçue par Frank Gehry.

Petite anecdote

Daniel Barenboim a beaucoup écrit et donné des conférences sur le thème de l’éducation par la musique plutôt que l’éducation musicale (voir ses « Norton Lectures » en 2006 à Harvard, développées dans le livre Everything is Connected: the Power of Music, 2008).